« Si Les Bulles sont du champagne, alors ce breuvage est sacrément acide ! Mais quel picotement jouissif sur la langue et quel rire au fond de la gorge…

 

L’humour de Claire Castillon fait merveille tout au long de la quarantaine de nouvelles, tantôt croquis mordants, tantôt pochades, tantôt monologues hilarants à force de pathétique. 

 

La satire s’attaque à tous les conformismes, du discours stéréotypé de la mère de famille aux clichés des magazines. Les personnages qui donnent leurs noms aux titres rivalisent de bêtise, de soumission, d’aveuglement, de lâcheté ou au contraire de sadisme, de mauvaise foi.  

 

Ces Bulles dans lesquels sont enfermés les personnages épinglés par Claire Castillon peuvent confiner à la prison, qu’elle soit choisie comme celle de ce couple de peintres rivaux, ou subie. De Jules Renard à Claire Brétecher, la méchanceté drolatique suppose une vision pessimiste de l’humanité.  

 

Le couple, l’amour, la famille, les enfants : autant de cibles atteintes dans ces bulles qu’on rêve d’entendre interprétées sur scène.

UN DRÔLE DE TITRE POUR UNE OEUVRE TOTALEMENT ATYPIQUE !

 

Dans ce nouvel opus, Claire Castillon ne nous raconte pas une histoire mais des histoires… 

 

Croustillante galerie de portraits au vitriol, ces « bulles »  sont autant de monologues dans lesquels on entre sans frapper. 

 

Jouant avec nos sentiments, l’auteur nous fait rire, pleurer… parcourir l’âme humaine. 

 

On s’amuse  beaucoup de la logique de ses personnages parfois irrésistiblement absurdes.

 

Jamais à une fantaisie près, chacun vit ici dans sa bulle, à travers laquelle les images du monde parviennent déformées, fêlées, désespérées.

À moins que, faisant office de loupe, celle ci permette au spectateur que nous sommes, de mieux scruter certains détails troublants de vérité de notre humanité.